Il me vient de la sainte : Trifin ou Tréphine (Trifina) qui signifie : Triw =
Exact
Et qui était une martyre vannetaise du 6e siècle, tuée par son mari Conomor, ressuscitée par Gweltaz (Gildas),
elle est la fille du comte de Vannes, Waroc et la soeur de Conoo et Macliau, Trifina a donné naissance à un fils nommé Trémeur (Trechmor treveur) patron de Carhaix et de
Kergloff.
Le pont Triffen à Landeleau porte son nom.
Sainte Tréphine est la patronne de la chapelle de Trébalay en Bannalec.
Son culte est associé à celui de Tréveur, son fils. Elle est honorée dans de nombreuses
chapelles.
Sainte-Tréphine (trifina) est la cinquième épouse du comte Conomor du Poher, roi
de Domnonée. Elle épousa Conomor, et ils vécurent trois mois en parfaite union ; tant que Trifina elle-même espérait qu'elle serait aimée toujours. Mais sur ce temps, il advint que Conomor,
ayant vu au pays de Quimper une autre femme, qui était aussi fille du comte du pays, il la trouva plus belle que Trifina et commença à désirer de l'épouser. Pour se débarrasser de Trifina, il
employa une ruse infâme : il feignit de croire qu'elle lui avait été infidèle ; et comme elle disait simplement : « Montrez-moi que je suis coupable, » il répondit : « Vous allez mourir. » Il
l'enferma dans un cachot très noir, qui avait une porte de fer et une petite fenêtre étroite. Et l'ayant laissée là sans rien lui donner à boire ou à manger, il se réjouissait en pensant
qu'elle mourrait bientôt de faim. Mais Trifina, ayant par miracle réussi à briser les barreaux de la fenêtre, s'enfuit par là comme la nuit venait, et courut bien fort vers la ville de Vannes,
qui était à vingt-cinq milles du château de Plusigner. Mais Conomor, s'étant aperçu de sa fuite, fit seller son meilleur cheval et se mit à la poursuivre. Il pensait bien qu'elle était allée
chercher secours auprès de son père ; et ayant tourné vers la ville, il l'atteignit comme elle était déjà en vue des murailles. Elle, aussitôt qu'elle l'aperçut, tombant à genoux, s'écria : «
Merci, Monseigneur. » Mais Conomor, sans même lui laisser un moment pour prier Dieu, lui plongea son épée dans le cœur et, la laissant à terre, il retourna vers son château. Qui pourrait dire
la douleur et les gémissements de Guérech, alors qu'on lui apporta le corps sanglant de sa fille. Il pleura deux jours et deux nuits, sans parler ni manger ; et, le troisième jour, comme sa
douleur était un peu apaisée, il pensa que c'était Gildas qui lui avait conseillé de marier Trifine à Conomor, et il conçut contre lui une terrible colère. Il le fit venir à Vannes, et, dès
qu'il l'aperçut, il l'accabla d'injures, et lui dit : « N'es-tu pas le complice de Conomor, et n'est-ce pas toi qui m'a conseillé de lui donner Trifine ? Je te chasserai de mes terres ; je
défendrai à quiconque tient à la vie de te donner à manger ; et si tu es vraiment l'homme du ciel, Dieu te nourrira. » Et il pleurait amèrement, en disant : « Je me vengerai, oui, je me
vengerai, mais cela ne ressuscitera pas mon enfant. » Alors le saint lui dit : « Ayez foi en Dieu ; j'ai failli dans mon conseil, mais Dieu exaucera les prières de son serviteur. » Et s'étant
mis à genoux devant le cadavre, il pria durant tout le jour ; et le soir, ayant touché la blessure que Trïfine avait au cœur, il la guérit ; ayant touché ses yeux, il les rouvrit ; et l'ayant
prise par la main, elle commença à marcher, et à saluer son père et tous ceux qui étaient là.
Waroc :
Père de Trifina
Le breton Waroc donna son nom à cette région qui devint : Bro Waroc.
Waroch Ier (Warok Ier, Waroc'h ou Gwereg en breton moderne) (mort vers 550), fut roi du Bro Waroch, royaume
armoricain nommé d'après son nom, durant la première moitié du VIe siècle.Il fut le chef de la Bretagne du sud-est.
Waroch eut plusieurs enfants d'une épouse inconnue : Canao Ier, qui lui succéda à sa mort ; Macliau, évêque de
Vannes, qui succéda à son frère ;
Sainte Tréphine, qui épousa Conomor, Comte du Poher.
Macliau :
Macliau ou Mac-Llau (en latin Macliavus), fils du roi Waroch Ier, est le septième évêque du diocèse de Vannes
après 550 jusqu'à son arrivée sur le trône du Bro Waroch. Canao étant mort, il se laissa pousser les cheveux, il reprit sa femme qu’il avait abandonnée une fois clerc et avec elle le royaume de
son frère. Mais les évêques l’excommunièrent. Macliau se partagent avec Bodic, l'héritier de Canao, le royaume (Cornou). La partie correspondant à l'actuelle Cornouaille revient à Bodic et le
pays de Vannes revient à Macliau.
Conoo :
Conoo ou Canao:
fils du roi Waroch Ier, est Roi du Bro Waroch vers 550-560 et comte des Bretons. Il fit assassiner 3 de ses frères
pour se maintenir à la tête du pays vannetais. Seul, Macliau, le plus jeune, lui échappa, en se cachant, dans un sépulcre, puis dans un monastère, sous une fausse identité. Il devint évêque de
Vannes avant de succéder à son frère Conoo. Triphine, la soeur, épousa le sinistre Conomor, roi de la Domnonée.
Conomor :
C’est en qualité de praefectus de Childebert Ier (511-558) que Conomor, prince semilégendaire
du Poher, aurait gouverné la partie occidentale de la Brittania minor ainsi
que la Domnonée insulaire. Carhaix est donnée comme une de ses résidences
armoricaines. Par crainte de la prophétie qui lui annonçait que son fils lui succéderait
après l’avoir tué, il passe pour avoir éliminé une à une ses épouses enceintes, dont
Trefin, mère du futur Saint Trémeur. L’intervention de Gildas, abbé de Rhuys et
auteur probable du “De excidio Britaniae” lui est funeste. Isolé par son
excommunication, Conomor meurt à la bataille de Bran alleg dans les Monts d’Arrée
face à une coalition militaire soutenue par le clergé breton allié au roi des Francs,
Clotaire Ier…
Gildas :
Gildas, Gweltaz ou Gweltas
Saint Gildas ou Gildas de Rhuys (490? - 570?), dit Sapiens « le Sage », également appelé Gweltaz en breton, était
un membre important et renommé du monde celtique chrétien, fonde l'abbaye St-Gildas-de-Rhuys.
Il existe de nombreux mythes sur Saint Gildas, parfois difficiles à discerner de la réalité : Caradoc, dans sa
biographie, le fait intervenir auprès du roi Arthur lorsque la reine Guenièvre se fit enlever par Meleagan. Il aurait convaincu les deux rois de faire la paix bien que le frère de Gildas ait
été tué par Arthur.
Treveur :
Il est appelé aussi Tréchinor, Trémel, Trémoré, Trémorel, Trimorel, Treveur, Triver, Tromeur et Trimoël, en breton
Tremeur.
Patron de Carhaix et de Kergloff .
Treveur prénom breton, son nom ancien, Trechmor, apparaît comme un composé du vieux-breton trech, "victoire", et
mor, "grand". Fils du tyran Conomor et de Trifina, élevé à Rhuys, il est baptisé et instruit par Gweltas ou saint Gildas le Sage. Sa légende veut qu'il ait été décapité par son père un 8
septembre et enterré à Sainte-Tréphine près de Laniscat. Un augure dit qu'il avait appris qu'il mourait de la main de son père. Il est généralement représenté portant sa tête dans les mains,
contre sa poitrine. Saint Tréveur aurait pris sa tête entre ses mains et l'aurait porté sur le tombeau de sa mère à Sainte-Tréphine. Il est le patron de Carhaix et de Kergloff. De "Trech Meur"
qui signifie grande victoire. Son culte est fort ancien car déjà au 12e siècle on l'invoquait dans le Roman de Tristan et Iseult : "par saint Tresmor de Carahes".
Carhaix :
On rencontre les appellations suivantes : Corophesium (en 818), Caer Ahes (entre 1081 et 1084), Carahes (en 1214),
Kerahes (en 1289), Keraes (en 1368), Carahes (en 1371) et Carhaix (en 1381).
Le statut de capitale de la cité des Osismes est à présent reconnu à Vorgium. Les Osismes disposaient du
territoire le plus vaste et le mieux urbanisé de l’Armorique romaine. La cité occupait l’actuel département du Finistère, la moitié ouest des Côtes d’Armor et le nord-ouest du
Morbihan.
Ier – IIIe siècles, le prestige des origines : la Ville Centrale
Vers 15 av. notre ère, une ville neuve est fondée sur le plateau carhaisien suivant les préceptes de l’urbanisme
romain. Située au coeur d’une région au riche sous-sol, elle bénéficie d’un dense réseau routier en étoile desservant toute la péninsule. Une dizaine de voies romaines d’inégale importance y
convergent. Son nom, Vorgium,est attesté par la carte de Peutinger et une borne milliaire dédicacée à l’empereur Sévère.
Ville ouverte, c’est un lieu d’échanges et aussi le foyer de diffusion des techniques nouvelles et des goûts venus
du monde méditerranéen. L’urbanisme s’organise sur un plan tracé à l’équerre épousant la forme d’un vaste quadrilatère d’environ 138 hectares, bordé au Nord par l’Hyères et au Sud par le
ruisseau de la Madeleine, à l’Est et à l’Ouest par les nécropoles.
Bon maintenant que vous me connaissez un peu mieux,
vous allez pouvoir venir souvent sur mon blog.
Si ce n’est pour regarder mon beau dessin
(c’est moi qui l’ai fait)
venez au moins pour lire les articles qui s’y trouvent.
Ils sont tous basés sur la Bretagne.
J’espère que vous n’hésiterez pas faire des commentaires
et à me faire part de vos coups de cœur
mais aussi de vos coups de gueule (ou l’inverse).
___________________
Derniers Commentaires