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Les Vieilles Charrues
Jeudi 15/07/2010
(le télégramme)
Vieilles Charrues.
Sacrée Muse en pluie !
15 juillet 2010 à 23h58
C'est parti pour quatre jours de festival à Carhaix. Les Vieilles Charrues, version 2010, ont débuté hier en fin d'après-midi sur la prairie de Kerampuil. Revolver, The Raveonettes, Dutronc,
Muse, Mr Oizo et des dizaines de milliers de festivaliers. le tout sous une pluie battante.
>> Suivez les Vieilles Charrues en direct live de Carhaix
Certains attendaient ce moment depuis des lustres collés aux grilles d'entrée du festival des Vieilles Charrues. A 16 h 30 pétantes, la sécurité a dévérouillé les portes de Kerampuil laissant à
des milliers de festivaliers surexcités le plaisir de gambader sur la prairie pendant deux bonnes heures avant de savourer les premières cartouches de cette édition "western" servies par Revolver
dès 18 h 30. Voilà c'est parti et il ne pleut pas. Pas encore!
Corse et Bretagne : "même combat"
Car de nouvelles trombes d'eau vont très vite s'abattre sur la prairie sans pour autant doucher le moral des festivliers. Un petit coup de Raveonettes plus tard et c'est le grand Jacques qui
monte sur scène. Un Dutronc la joie, heureux d'être là, qui envoie tube sur tube en brandissant au milieu du concert un drapeau corse agrémenté d'un slogan "même combat" qui fait mouche. Quelques
minutes plus tard, un "Ils ont les chapeaux ronds" envoyé au tuba sauve définitivement la nuit de la noyade. Ou presque...
Le bel ami
Reste à enfoncer le clou annoncé de la soirée. Muse entre en scène sous des trombes d'eau. Les festivaliers se massent tout contre la scène Glenmor. Matthew Bellamy débarque, capuche sur le
crâne, et lance un "Plug in baby" qui renverse Kerampuil d'entrée. La foule est immense. L'ambiance dantesque. Les malaises se multiplient. Mais le show continue. Jusqu'au bout, jusqu'à plus
soif, la bande à Bellamy a inondé son public d'un bonheur. Moite et humide.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/
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200.000 festivaliers.
Émoi, émoi, émoi
16 juillet 2010
Ce festival ne devait être qu'une transition entre le miracle Springsteen de 2009 et la 20e l'an prochain. Pourtant, une nouvelle fois, ces Charrues donnent le vertige.
Comment mesurer la démesure? Par des chiffres, insensés forcément. De l'accessoire? Allons-y:42.000 baguettes pétries par 25 boulangers, 25km de saucisses, autant de barrières aux quatre coins de
la ville, 24.000 t de frites, 2.500 personnes (artist..es, techniciens, agents de sécurité...) logées durant quatre jours, 25.000 sacs poubelles, 60 ha de parking, 30autres de campings, unmillion
de gobelets en plastique dur... Les Charrues, ce sont surtout, cette année, plus de 200.000 billets déjà vendus, avec dixmillions d'euros de budget, dont 3,1dédiés au plateau artistique. Et
chaque année, 100.000€ reversés à une centaine d'associations, dont les 5.000bénévoles sont les premiers acteurs de cette réussite, qui rejaillit sur l'économie locale:80% des fournisseurs du
festival sont bretons.
Vertige
Il y a 19 ans, les Charrues n'étaient pourtant qu'une fête d'étudiants potaches à Landeleau. Les premiers groupes programmés, Les Pires et Les Raoul j'te pousse, jouaient sur une remorque
accrochée à un tracteur... Ironie de l'histoire, le régisseur du dernier groupe cité est aujourd'hui le régisseur français de Muse, tête d'affiche de l'édition, au milieu de 80 groupes. De quoi
avoir le vertige? «Chaque dimanche soir, à la fin du festival, je me dis ?Put..., on a réussi!? Et je me retrouve à chialer tout seul», souffle Jean-Jacques Toux, programmateur depuis le premier
jour.
Une institution
«Cette histoire, c'est d'abord celle d'une volonté de faire vivre ce coin de terre dont on disait qu'il n'avait aucun avenir», s'enorgueillit Jean Philippe Quignon, coprésident. Si ce festival
est militant, c'est bien pour son territoire. Depuis ses débuts, l'association organisatrice a ainsi reversé 2,5millions d'euros aux collectivités locales, permettant de faire aboutir des projets
que, seules, elles n'auraient jamais pu financer. Prochain «bébé» des Charrues: un centre de valorisation du festival, à Carhaix. Reste une question: l'avenir est-il à une perpétuelle inflation
des chiffres? Non, assurent les organisateurs: «S'il fallait toucher à la jauge d'entrées, ce serait plutôt à la baisse». Alors profitons-en.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/200-000-festivaliers-emoi-emoi-emoi-16-07-2010-991175.php
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Jacques Dutronc.
Toujours hardi !
16 juillet 2010
Jacques Dutronc a éclaboussé, hier soir, de son talent des festivaliers ruisselant de bonheur (entre autres). Le «Gentleman cambrioleur» a gagné les coeurs. La grande classe.
21h15. Noir et cuir, cigare dans la poche, Dutronc entre en scène, sourire goguenard rivé aux lèvres. Salut les copains. Petit geste de la main. Révérence. Anne-Marie, 63 ans, peut enfin dévorer
des yeux celui qui la charme tant. Quatre heures qu'elle attendait ça, campée sur son pliant, au premier rang. La «pure Carhaisienne» n'était pas la seule à attendre «L'opportuniste». Dix-sept
ans que ses fans l'espéraient! «Et moi, et moi, et moi» pour démarrer. Émoi, émoi, émoi à Carhaix. La machine à tubes se met en marche. Il en débite, Dutronc, et les festivaliers sont sciés. «On
nous cache tout, on nous dit rien», «Qui se soucie de nous?», «La fille du Père Noël», «J'aime les filles», «L'hymne à l'amour (moi l'noeud)» (écrit par l'ami Gainsbourg pour l'épique «Guerre et
pets»), «Les cactus», «Il est cinq heures, Paris s'éveille», etc. etc. Pas un «l'Arsène». Juste un «Gentleman cambrioleur».
Toujours en «vogue»
Iconoclaste, hors norme, hors mode, le play-boy plaît aux ados comme aux sexas. Dans la foule, Renan, Castelroussin de 14 ans, lunettes noires et cigare en plastique rivé au bec, tee-shirt «Merde
in France», sur le dos, jubile, lui qui a reçu Dutronc en héritage. Sur scène, le «polisson du polochon» enchaîne sans temps mort et multiplie les clins d'oeil facétieux: la Tête de Maure corse
en étendard («même combat!»), «Ils ont des chapeaux ronds»... Espiègle et rigolard, cabot juste ce qu'il faut, Jacques Dutronc prend son pied. Et nous avec! Hier soir, celui qui, toute sa vie, a
rêvé d'être une hôtesse de l'air a fait planer Carhaix bien au-delà des nuages.
* Samuel Uguen
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/jacques-dutronc-toujours-hardi-16-07-2010-991178.php
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Revolver.
Quatre garçons dans le (gros) vent
16 juillet 2010
18h30. Revolver ouvre le feu. Les Vieilles Charrues sont officiellement lancées. Premier «Est-ce que ça va Carhaix?» du festival. Première clameur. Alors que les nuages menaçants
s'amoncellent et que les bourrasques donnent des suées aux techniciens, les jeunes premiers de la pop française font souffler un vent de fraîcheur sur Kerampuil. Habitués à des ambiances plus
intimes, les Revolver ne semblent pas effrayés par l'auditoire impressionnant qui leur fait face. «La Bretagne et nous, c'est une grande histoire d'amour», s'épanche Ambroise, le chanteur. «À
chaque fois qu'on vient on reçoit un accueil incroyable. On très heureux d'être avec vous ce soir!» Démago? Certes, mais très efficace pour se mettre le public en poche. Ces lointains cousins des
Beatles, à qui ils ont emprunté leur nom, n'ont heureusement pas que ces ficelles de vieux routiers pour convaincre. Quand le groupe dégaine ses gentilles mélodies et ses douces harmonies, le
coeur des midinettes s'emballe, puis chavire aux premières mesures de «Get around town». Pop nette et sans bavure.
* S.U.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/revolver-quatre-garcons-dans-le-gros-vent-16-07-2010-991176.php
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À vos souhaits !
16 juillet 2010
«S'il vous plaît, pas de chocolat, de délicieuses friandises ou autres gâteaux: je veux continuer à entrer dans mon jean slim!» Le beau Julian Casablancas (ci-dessus) n'est pas venu à
Carhaix pour prendre un gramme et le fait savoir. Ainsi vont les demandes plus ou moins originales des artistes:autant de révélateurs de personnalités. D'où une légitime inquiétude pour l'état
mental de Sexy Sushi : précisant qu'un de ses membres est «allergique au persil», le groupe électro réclame sur scène «des petits arbustes style Tuya, un vieil ordinateur qui ne marche plus, deux
flacons de faux sang et deux armes factices mais très réalistes». Et, si possible, «une fausse barbe de Bouteflika». Plus posés, les membres de Phoenix se la joue amis-familles, réclamant juste
«douze cartes postales locales avec douze timbres internationaux».
Chapeau blanc
Le public breton admirera l'ouverture d'esprit de Mika et des Raveonettes, partageant l'envie de découvrir la région. Le premier est prêt à savourer «la nourriture locale, si elle vaut le coup
qu'on la teste». Mais il faudra qu'elle soit servie «par une personne portant un grand chapeau blanc». Ben oui. Les seconds, très danois dans l'esprit, réclament juste «une caisse de bière du
coin ». Ça tombe bien, y en a.
Quand les Revolver désirent des «fantaisies culinaires, changeant des taboulés, poulets, rosettes» et que Chapelier Fou se contente d'un «jeu des sept familles neuf», Punish Yourself souhaite,
pour leur part, «deux bouteilles de vin rouge pour la voix des chanteurs». Ah, oui, évidemment, si c'est pour la voix...
* Rodolphe Pochet
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/a-vos-souhaits-16-07-2010-991174.php
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Festivaliers.
Tant de Fabienne...
16 juillet 2010
Fabienne n'existe pas. Ou si, mais à des centaines, peut-être des milliers d'exemplaires. Fabienne est une festivalière qui voulait voir Dutronc, et puis -M-, et puis Jamiroquai. Et puis tout le
reste...
Il est 15h, Carhaix s'éveille... Il est 15h et Fabienne, parce qu'on l'appellera comme ça, sorte de Far-West girl sans être déguisée, piaffe déjà à l'entrée. Venue voir Muse, mais pas que ça.
Venue voir Dutronc aussi, mais pas que. Venue voir les Raveonnettes, c'est honnête. Venue faire la fête, c'est comme ça. Venue communier, vu que c'est l'été. En paix, l'âme ouverte et le coeur au
grand air. Fabienne est festivalière. Quelques années déjà que Kerampuil n'a plus trop de secrets pour elle. Elle a déjà vu Muse en 2000, vu -M- un peu plus tard. Mais quand elle met le pied sur
le quai de la gare de Carhaix, Fabienne est heureuse.
Déjeuner à la campagne
Du haut de sa petite trentaine, elle débarque d'un train venu du nord. Du Nord-Bretagne. Guingamp même, que c'est. Une bonne heure et demie à contempler ce milieu de Bretagne qu'on appelle ici
Kreiz Breizh. Une belle bonne heure et demie avec des airs à vous faire monter l'impatience. Une merveilleuse heure et demie à réciter des tubes, bras-dessus bras-dessous entre Fabiennes
anonymes, prêtes à partager l'aventure. Un brin de galère, quand même, et un trajet comme un déjeuner à la campagne, bringuebalée entre rails et traverse, déjà façon de se mettre à la
renverse.
Et voici Fabien
Il est donc 15h et Fabienne est à l'entrée, épaule contre épaule et presque la main dans la main. Déjà une bonne heure qu'elle a rencontré un Fabien. Un homme bien qui, sourire en demi-coin, a
pris soin, le bel homme, de donner un coup de main à Fabienne en disant que sa tente pouvait être la sienne. Fabien, venu de pas bien loin, on dira de Guerlesquin. Fabien et Fabienne sourient.
Rien à faire de la foule. À eux deux, ils sont une patrie, à eux deux «so beautiful». Il est 16h30, Fabienne est dans la file. File un si joli coton sous un ciel où se narguent les moutons. Une
demi-averse, un quart de grain, brandit le drapeau que lui a fourni son beau... Qu'importe le festivalier, même trempé, tant qu'il s'est mouillé. Il était 15h et Fabienne attendait. Il est 18h30
et Fabienne est un ange. Qui vole, comme un coup de Revolver, starter à quatre jours dans un si bel enfer...
* Marc Revel
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/festivaliers-tant-de-fabienne-16-07-2010-991173.php
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Jeunes Charrues.
La quête du Grall
16 juillet 2010
Ils vont s'élancer dans leur quête du Graal. Leur quête du Xavier-Grall. C'est leur espace à eux, leur première chance de jouer aux Vieilles Charrues. Les jeunes pousses se pressent sur la scène
qui leur est dédiée, celle qui accueille, d'aujourd'hui à dimanche, le Tremplin des Jeunes Charrues. Depuis le premier du genre, en 1996, Jeanne Cherhal, Maïon et Wenn ou encore Hocus Pocus y ont
tous révélé leur talent. Pour ce cru 2010, ils seront dix. Dix joyaux à sertir, dix jeunes groupes pleins de promesses et d'espoir. Dix choix parmi pas moins de cinquante, venus d'autant de
tremplins locaux du Grand Ouest, de la Manche à la Cornouaille, de Nantes au Calvados. Dix élus, sélectionnés au printemps dernier. Dix combos eclectiques qui se produiront sur Xavier Grall
pendant trois jours de festival. Dix qui se répartissent entre le hip-hop (un peu), le rock (beaucoup) et la folk (pas mal aussi).
Là où les jeunes poussent
Qui d'Alivekill (Saint-Brieuc-Goelo), de Noïd (Manche), de Lyse (Pays vannetais), de The Octopus (Cornouaille), de Guns of Brixton (Calvados), de The Guests Only (Pays de Dinan Saint-Malo), de
Too Soft (Léon), de Moongai (Nantes), de Rollingman Electik Slam (Rennes) ou d'IM Takt (Centre-Bretagne) aura le privilège de succéder à I Arkle, lauréat l'an dernier ? Ce sont les jurés qui en
décideront. Mais le public aussi, qui sait aussi bien que les autres là où les jeunes poussent...
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/jeunes-charrues-la-quete-du-grall-16-07-2010-991167.php
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I Arkle, vainqueur 2009.
«On ne se prend pas la tête»
16 juillet 2010
I Arkle est une primeur. Primeur car ils inaugurent aujourd'hui, sur la scène Kerouac, trois jours de fête. Primeur, aussi, due à leur rang de lauréats des Jeunes Charrues 2009. Rencontre
avec Javier (Xavier de son vrai prénom), à la tête d'un trio qui navigue entre les genres avec fraîcheur, et sans trop se prendre la tête. Un euphémisme.
D'ou venez-vous, au fait, et quelle musique pratiquez-vous?
Nous sommes originaires de Saint-Lô, en Normandie, mais ça fait déjà plus de dix ans qu'on est installés à Paris. Ce qu'on fait, c'est de la pop-rock pas mal métissée. Nos inspirations? Jay Jay
Johanson, Islands ou les Local Natives.
Ça représente quoi pour vous d'inaugurer ce vendredi sur la scène Kerouac?
Forcément, ça nous fait plaisir de se dire qu'on sera les premiers, et qu'on va jouer devant pas mal de monde. Et puis, il faut reconnaître que le public, ici, c'est festif, ça réagit. On a joué
dans des salles, à Paris, où les gens restent les bras croisés toute la soirée et font la gueule. Mais à la base, on ne joue pas forcément pour être sur la scène des Charrues, on joue parce qu'on
aime ça. C'est un bon moment à prendre, mais on ne se prend vraiment pas la tête.
Comment s'est passée cette année, depuis votre succès aux Jeunes Charrues?
On a changé de bassiste, donc ça a fait pas mal de changement. Là, on devrait rentrer en studio et enregistrer un disque. Mais en attendant, on va quand même profiter de cet après-midi, avant de
filer sur le festival espagnol de Benicassim.
* Propos recueillis par Marc Revel
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/i-arkle-vainqueur-2009-on-ne-se-prend-pas-la-tete-16-07-2010-991169.php
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Black Box Revelation.
«Grisant de jouer devant une foule»
16 juillet 2010
Nouveau né de la scène rock belge, Black Box Revelation est taillé pour le live. Illustration ce soir peu après minuit, sur la scène Kerouac.
Deus, Ghinzu, 2 Many DJ's, Hollywood Porn Stars, Vive La Fete et maintenant vous: comment expliquez-vous une telle émulationsur la scène belge?
Jan: La Belgique est certes un petit pays, mais elle a su développer son propre style. Nous avons de très nombreux voisins, et nous recevons donc des influences de partout. Il existe aussi une
radio, Studio Brussel, qui passe de la bonne musique et qui contribue à sa manière à la bonne santé de la scène belge.
Les succès de votre single «I think I like you» et de votre premier album «Set your head on fire», vous ont-ils surpris?
Lors de la sortie de l'album, en mars2009, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Nous étions très jeunes quand nous l'avons enregistré: Dries avait 15ans et moi 17. Mais nous y avons mis
beaucoup de sérieux. L'album a fini disque d'or en Belgique (50.000 exemplaires). Ce qui est satisfaisant, car personne ne nous connaissait avant sa sortie.
Qu'attendez-vous de votre passage à Carhaix?
Le fait d'évoluer devant une foule immense est toujours plus grisant que de jouer devant 300 personnes. Même si la qualité de la réponse qu'on obtient dépend aussi de l'heure à laquelle on joue,
de la météo ou de la connaissance qu'a le public de nos chansons. Mais en général, passer entre 20het minuit promet toujours un bon moment.
* Propos recueillis par Thierry Dilasser
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/black-box-revelation-grisant-de-jouer-devant-une-foule-16-07-2010-991170.php
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Vitalic.
«Pas juste un gars derrière ses machines»
16 juillet 2010
Il fallait bien la scène Glenmor pour accueillir l'un des papes français de la musique électronique: Vitalic s'y produit ce soir pour un show disco et techno, appuyé par des jeux visuels
innovants.
Le public breton vous a découvert à travers des prestations très musclées. Or votre dernier album était plus orienté disco. À quoi faut-il s'attendre ce soir?
C'est vrai que «Flashmob», qui est sorti l'an dernier, était plus marqué par une certaine forme de disco, différente du son plus rock que je jouais précédemment. Mais je ne suis pas là pour
pousser un bouton et dérouler l'album: ce serait ennuyeux pour moi comme pour le public. Le live que je joue est différent à chaque fois. Il comporte un tiers de morceaux anciens, un autre tiers
issu de «Flashmob» et le dernier composé de choses inédites, spécialement conçues pour la scène. Cela donne un mélange de techno, d'électro, de disco et de rythmes jamaïquains, avec une part
d'humour...
Entre 2005 - votre dernier passage aux Charrues - et aujourd'hui, vous êtes passés de la scène Grall à la grande scène. Cela marque-t-il votre nouvelle dimension?
C'est globalement l'électro qui a su s'imposer et se maintenir dans les grands festivals. Personnellement, ça peut symboliser quelque chose au niveau de la notoriété. Mais c'est surtout, à mon
avis, parce que j'arrive avec une nouvelle scénographie, plus ambitieuse, avec l'envie d'offrir un spectacle plus complet. Comme d'autres, j'ai réalisé qu'il fallait changer l'image minimaliste
du gars seul sur scène derrière ses machines.
Un mot sur cette installation: c'est un jeu de miroirs. Manière de rappeler la bonne vieille boule à facettes du disco?
Cela va plus loin: ces panneaux de miroirs réfléchissants et translucides donnent un effet 3D, le public peut s'y voir de temps en temps, nous pouvons programmer des jeux de lumière. C'est ce que
j'appelle la «réalité augmentée». Ça donne de nouvelles perspectives. Développer l'aspect visuel n'est pas obligatoire, mais cela devient presque un plaisir d'y réfléchir.
L'une de vos marques de fabrique, c'est le son des synthétiseurs, que certains avaient enterré...
C'est une constante: j'ai envie de faire de ça. Moroder, Jarre... C'est un son qui m'a marqué, plus jeune. Je n'en mets pas partout, mais c'est un fil conducteur: que je joue de la disco, du rock
ou de la techno, je joue des passages au synthé. Ça me fait plaisir: c'est important, non?
* Propos recueillis par Rodolphe Pochet
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/vitalic-pas-juste-un-gars-derriere-ses-machines-16-07-2010-991172.php
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Sophie Hunger.
«On va devoir jouer plus fort»
16 juillet 2010
Petite pépite suisse à la voix d'or, Sophie Hunger se bat parfois avec son français. Mais en interview comme sur scène, la jeune folkeuse fait passer une drôle
d'émotion. À découvrir ce soir, scène Glenmor.
Ce soir, vous jouerez sur la plus grande scène, devant peut-être 50.000 personnes. On imagine mal votre univers dans un tel décor. Comment l'appréhendez-vous?
Ça va être difficile! On a commencé à répéter, à arranger les morceaux différemment. En extérieur, les sons ne restent pas, tout disparaît. Alors il faut trouver le bon langage, les bons
gestes... Il faut aussi parler un peu plus «grand», pas faire des choses trop complexes. On va devoir jouer plus fort, plus électrique, et faire un peu moins de ballades. Mais ce n'est pas un
sacrifice: c'est une bonne opportunité pour changer des choses.
Vous reprenez dans votre album «Le vent nous portera», de Noir Désir. Comment est née cette reprise?
J'ai écouté beaucoup ce morceau quand j'étais plus jeune. Je n'avais pas compris tous les mots, mais j'avais l'impression qu'il parlait de tout, ou de rien. Vous comprenez? Qu'il parlait de
quelque chose de fondamental, qu'il était rempli de choses qui doivent être présentes dans la musique. On a commencé à le jouer, et là c'est devenu notre morceau, mon morceau.
On sent une immense émotion chez vous sur scène. Dans quel état d'esprit montez-vous sur les planches?
Avant de monter sur scène, je ne peux pas m'imaginer que je peux faire un concert. Quand je suis derrière le rideau, je me dis: «Et maintenant, tu fais quoi?» Une fois lancée, parfois ça reste,
parfois ça disparaît...
* Propos recueillis par Pierre Chapin
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/sophie-hunger-on-va-devoir-jouer-plus-fort-16-07-2010-991171.php
Vieilles Charrues.
Muse, la démesure
15 juillet 2010 à 09h48
Concert événement pour l'ouverture du festival! Celui d'un trio originaire de la région du Devon, en Angleterre, devenu en une décennie un géant du rock
mondial, à grands coups d'albums flamboyants et de concerts cataclysmiques. Muse débarque ce soir à Carhaix et promet de faire très, très fort.
Souvenir. Jeune groupe prometteur et déjà ambitieux, Muse était déjà, en 2000, à l'affiche des VieillesCharrues. MatthewBellamy (chanteur et multi-instrumentiste), DominicHoward(batteur) et
Christopher Wolstenholme (bassiste) y avaient déjà fait leur effet. De retour en 2004, en pleine ascension, ils avaient, cette fois, assommé de leur classe même les plus dubitatifs. Mais en 2010,
c'est désormais l'un des cinq groupes les plus populaires du rock planétaire que le festival retrouve de nouveau ce soir.
Meilleur groupe live britannique
Entre-temps, il est vrai, Muse a écoulé 17millions d'albums dans le monde (le dernier, «Theresistance», est vissé au top 10 français depuis sa parution en septembre) et a accumulé une liste
impressionnante de distinctions. En particulier pour ses performances scéniques qui lui valent d'être aujourd'hui considéré comme «le» meilleur groupe live britannique des dix dernières années.
Certes, le groupe ne compte pas que des aficionados mais l'une de ses caractéristiques est qu'il est souvent adoré ou détesté pour exactement les mêmes raisons, dont un goût assumé pour une
grandiloquence à la Queen ou une fascination évidente - aussi attractive pour les uns que répulsive pour les autres - pour le vieux rock progressif des années70, ici revivifié dans une pop
ouverte sur360º. Ajoutez à cela un maestro Bellamy dont chaque interview manifeste à quel point le virtuose qu'il est ne doute pas de son talent, et chacun comprendra pourquoi Muse irrite
presqu'autant qu'il fascine. Roi des stades, Muse, ce soir, ce sera «du très, très lourd!». C'est ainsi que Jacquito, régisseur historique des Charrues, qualifie le plateau technique mis sur pied
pour les Anglais. Non, le record de notre JoJo national et de ses dix semi-remorques pleines à craquer de matériel n'est pas battu. Muse, à Carhaix, c'est presque «modeste»: six semi, accompagnés
de 50 techniciens, renforceront l'équipe carhaisienne. Une centaine de personnes au total ont bossé toute la nuit d'hier pour monter l'installation du trio. Là où le groupe fait fort, c'est sur
les lumières. «Quand j'ai envoyé la fiche technique au bureau d'études du festival, on nous a simplement répondu que ce n'était pas possible!». Casse-tête pour le régisseur qui n'a trouvé la
solution (et le sommeil) qu'en milieu de semaine dernière. «Pour monter les lights, je prends une grue de 80 tonnes, au lieu de la 40 tonnes habituelle. Et on bossera toute la nuit après le
concert pour les démonter».
Plein les yeux
De quoi en prendre plein la vue, d'autant que le groupe compte balancer 16 bonbonnes de 34kg d'air liquide (fumée lourde) sur scène et tirer au laser (!) sur le public! Une première pour le
régisseur qui a dû faire appel à un professionnel pour monter le dossier, la législation française sur le laser étant tatillonne. Bref, si la scène carhaisienne n'est pas celle du Stade de
France, ce n'est pas un show au rabais que goûtera le public ce soir. Mais alors pas du tout.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/jeudi/vieilles-charrues-muse-la-demesure-15-07-2010-990864.php

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