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Les Vieilles Charrues
Vendredi 16/07/2010
(le télégramme)
Vieilles Charrues.
De Kerampuil à «Ker en pluie»
17 juillet 2010
Au pays des bagadoù, on danse dans la gadoue. Gadoue bien dense, sur et dans laquelle gars et filles d'ici et d'ailleurs ont fait comme ils pleuvaient. Pas de panique : de toute facon, le
festival a toujours plu et à Kerampuil, il est connu que tout le monde a plus ou moins un grain...
>> Suivez le festival des Vieilles Charrues en direct live de carhaix
Petula Clark le chanta. Gainsbourg le lui avait écrit. Jane Birkin le murmura aussi, voix douce comme une averse d'août, les Négresses Vertes en fond d'atmosphère brûlante. «Ah, la gadoue, la
gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue...». Air entêtant, devenu ruisselant d'être trop dans l'air du temps. Clark et Birkin ne savaient pas que leur refrain allait devenir la rengaine d'un
début de festival. «Du mois de septembre au mois d'août, faudrait des bottes de caoutchouc pour patauger dans la gadoue», fredonnaient-elles. Un juillet à Carhaix, en plein dans la saison de la
chanson, c'est un temps de mousson qui s'est invité jeudi, et hier matin, sur fond de gros son. Invitée pas désirée, la pluie faillit écourter Muse, mais raclettes en main et talents aidant, les
Charrues n'ont pas failli.
Les bottes ont fleuri
«Une à une les gouttes d'eau, me dégoulinent dans le dos, nous pataugeons dans la gadoue. Vivons un peu sous le ciel gris-bleu d'amour et d'eau de pluie, nous garderons nos parapluies». De
«gouttes d'eau dans le dos», il fut surtout question de torrents qui donnent le do. De parapluies, il fut affaire de ponchos. Et puis les bottes ont fleuri. Comme celles, belles et toutes
propres, marguerites sur fond de caoutchouc, arborées en toute fierté par Sandrine, grande vingtaine, croisée dans la matinée entre deux flaques d'un marron pas très classe. «Il fait un temps
abominable, heureusement tu as ton imperméable». Heureusement que Muse, avec et sans impair, a déversé d'autres torrents de plaisir, l'air de dire «douche moi encore», sur la scène et sur
Kerampuil devenue «Ker en pluie». «Il fallait venir jusqu'ici pour jouer les amoureux transis et patauger dans la gadoue». Ils en sourient les Fabienne et les Fabien. Le show passé, et malgré un
MrOizo aux plumes humides, la nuit fut quand même fraîche dans les campings. À écouter sous la Quechua les flic, les floc qui font des flaques, Cédric et Clémentine, venus du sud, Sud-Bretagne
s'entend, ont vécu leur soirée douchés. Rincés, les enfants de Muse sont restés se sécher, hier après-midi. Se sécher de l'intérieur et se laver à l'extérieur.
Nettoyage à sec
Preuve en est, les laveries automatiques, en ville, n'ont pas désempli de l'après-midi. Une grande lessive, une procession de crasseux bientôt propres, un nettoyage à sec pour des chemises et des
jeans tenant debout à force d'être de boue. Premières notes, dans l'après-midi. Les averses se sont enfuies. Les grains ne sont pas loin, mais l'oeil en l'air et la mine ravie, les festivaliers
n'attendent qu'une chose: le retour de l'huile et de la crème solaires à étaler sur les cuirs enfin secs. Eh non, la pluie n'aura pas mis le festival à sa botte.
* Marc Revel
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/vieilles-charrues-de-kerampuil-a-ker-en-pluie-17-07-2010-992296.php
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Vitalic.
Glenmor, discothèque de rêve
17 juillet 2010 à 15h46
Beaucoup s'y sont cassés les dents : jouer de la techno sur la scène Glenmor, seul derrière ses machines, est un pari osé. Pour emballer le public comme Vitalic est parvenu à le faire dans la
nuit de vendredi à samedi, il faut quelque chose de plus que de bons morceaux. Musicalement, c'est simple : alternant passages très disco et techno plus musclée, le Dijonnais a montré l'étendue
de la palette. La plus-value est visuelle : son mur de miroirs, où images virtuelles, lasers et inscriptions diverses se succèdent, donne une toute autre dimension. Valeur sûre de l'électro
française, mais loin de se contenter de faire tourner son fonds de commerce, Vitalic entend toujours aller plus loin. La foule des Charrues est restée nombreuse, jusqu'à 3 heures, pour suivre ses
aventure créatives.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vitalic-glenmor-discotheque-de-reve-17-07-2010-993093.php
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Intempéries.
Loïc Royant: «Ça a été très chaud»
17 juillet 2010
Bien conscients qu'un front pluvieux allait s'abattre sur Kerampuil jeudi soir, les organisateurs des Charrues avaient pris les devants. Avec, au coeur de leurs préoccupations, le
festivalier.
«Cinq minutes avant leur montée sur scène, on ne savait toujours pas si Muse allait pouvoir jouer...». Loïc Royant, directeur des Vieilles Charrues, ne cache pas que le festival a frôlé la
catastrophe, jeudi soir. La faute à ce maudit «front pluvieux en provenance du sud, accompagné d'un vent d'ouest qui soufflait en rafales». En «contact permanent avec Météo-France tout au long de
la journée», les organisateurs ont craint le pire jusqu'au bout. «La scène Glenmor est exposée plein sud, rappelle le directeur. Et l'eau tombait à seaux. Jusqu'au dernier moment, ça a été très,
très, chaud». Outre les énormes intérêts financiers liés à l'annulation d'un concert de la dimension d'une tête d'affiche telle que Muse, l'organisation s'est préoccupée avant tout du sort des
festivaliers. Jeudi matin, un «plan pluie» avait été mis sur pied. Une réunion au cours de laquelle les questions «d'éclairage (pour une évacuation fluide en cas d'urgence), de secours et de
stock de copeaux» avaient été abordées. «Face à ce genre de situation, nos trois principales préoccupations concernent le festivalier qui, sous la pluie et le vent, risque l'hypothermie, explique
encore le directeur du festival. Il faut ensuite faire en sorte que le terrain soit le moins glissant possible. Le dernier risque étant que le groupe invité refuse de monter sur scène...».
25 festivaliers pris en charge
Quarante remorques de copeaux de bois avaient ainsi été prévues, et le contenu d'une vingtaine d'entre elles dispersé, jeudi, en quelques heures. Si la situation avait dû dégénérer, les halles du
centre-ville de Carhaix avaient été désignées pour accueillir, dans de bonnes conditions, l'ensemble des spectateurs souffrant d'hypothermie. Jeudi soir, «seuls» 25 festivaliers ont dû être pris
en charge par les quelque 150secouristes présents sur le site. Pour le côté musical, une dizaine de technciens ont assuré la meilleure étanchéité possible de la scène, des instruments et des
raccords électriques. D'ordinaire suspendues, les lignes de sub-bass avaient par ailleurs été descendues au niveau de la scène. Ne restait plus, ensuite, qu'aux productions du festival et du
groupe à s'entendre. Mais sur ce point, Loïc Royant estime que les Vieilles Charrues «ont eu énormément de chance d'accueillir de tels pros. Beaucoup d'autres musiciens se seraient dégonflés là
où Matthew Bellamy et les siens ont assuré 1h40 d'un show qu'on n'est vraiment pas près d'oublier...».
* Thierry Dilasser
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/intemperies-loic-royant-ca-a-ete-tres-chaud-17-07-2010-992295.php
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La Plage.
Innovation de bon tong
17 juillet 2010
«Eh, au moins ici, y'a pas de problèmes d'algues vertes!» Clin d'oeil espiègle et un brin provoc' du Lorientais Jérôme, la trentaine en short, en découvrant, hier après-midi, l'une des deux
plages installées près de la scène Xavier-Grall. Une nouveauté. Soit 170 et 400m² de surface de sable fin, munis de transats plus ou moins confortables. Les deux espaces s'avèrent pourtant fort
différents, comme peuvent l'être à peu près Berck-Plage fin novembre et Honolulu dans la chaleur de l'été. Le premier, à l'entrée du site, réussit le pari de rester à l'ombre une bonne partie de
l'après-midi, grâce aux arbres tout proches. La plage rêvée des peaux fragiles, certes, mais pas si adaptée à la détente que ça, étant située à deux pas de l'entrée de l'espace Grall. Le second
secteur, bien mieux exposé, profite à fond de la petite scène qu'il accueille, la Beach Box, autre innovation. Une caravane où se succèdent des groupes de bonne tenue, issus de la sélection de la
fédération des festivals, «De Concert». D'où la tentation pour certains de lézarder, pépères, entre monoï et stéréo. À découvrir.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/la-plage-innovation-de-bon-tong-17-07-2010-992294.php
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«Insomniac noz».
Le mur du son démonté
17 juillet 2010
Avec Airbourne, Tagada Jones, Baroness et Punish Yourself, les Vieilles Charrues 2010, hier soir, ont passé Mach 3. Un bang supersonique à réveiller un mort.
«Insomniac noz» qu'ils ont appelé ça. Tu m'étonnes, John. Avec ce métal hurlant, pas facile de trouver le sommeil. «Bonsoir bande de p'tites graisseuses et bande de p'tits graisseux», disait
Francis Zégut avant de recommander à ses auditeurs d'ouvrir leurs «cages à miel». Pas de blème, «Tonton Z», les esgourdes étaient grandes ouvertes, hier soir. Plus une trace de sable dans les
portugaises à la fin de la «nuit insomniaque»! C'est soirée gros son à Carhaix. Pendant que NTM envoie du bois sur la scène Glenmor, Tagada Jones débite du tronc à Xavier-Grall. «Foutez-moi le
bordel, nom de Dieu!» Les vieux routiers de la scène punk hardcore française - 15 ans de carrière et 1.300 concerts au compteur, ça cause - mettent «le feu aux poudres». Dans le public, ça
dodeline énergiquement du chef. C'est pas l'Hellfest, mais la fête quand même.
«Stand up for rock'n'roll!»
Pour un soir, les membres de la tribu «punk alternatif» font cause commune avec leurs cousins hardeux, tous unis par le plaisir d'avoir, enfin, une soirée totalement dédiée à leurs musiques.
Bérus et Megadeth, même combat! Une réunion de famille également ouverte aux cousins folkeux et popeux qui souhaitaient y prendre part. Car la tribu metal, n'en déplaise aux hérauts de la vertu,
n'est pas fermée. Bien au contraire. «Le plus important, c'est l'état d'esprit entre métalleux, c'est le fait de se réunir pour écouter de la musique ensemble. Il n'y a jamais de violence»,
insiste Fanch, fan de Metallica et bénévole au bar 1... face à la scène de ses groupes favoris. Tagada Jones vient d'achever de de remettre «les compteurs à zéro». DJ Kemicalkem prend le relais,
histoire de maintenir la pression et de garder tout ce petit monde bien chaud avant l'entrée en scène d'Airbourne. Les Australiens de Warrnambool, fans revendiqués d'Angus Young et d'AC/DC - «THE
band», selon eux - ne sont pas là pour beurrer les toasts. «No guts. No glory» («Pas de tripes. Pas de mérite»): le titre de leur album donne le ton. Car autant, hors scène, les frères O'Keeffe
font figure de jeunes hommes calmes et posés (d'aucuns diraient dociles), autant, lorsqu'ils prennent le manche en main, le diable de Tasmanie qui sommeille en eux se déchaîne. «Stand up for
rock'n'roll!» La nuit ne fait que commencer...
* Samuel Uguen et Thierry Dilasser
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/insomniac-noz-le-mur-du-son-demonte-17-07-2010-992292.php
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NTM.
D'la bombe mais plus aussi Suprême
17 juillet 2010
Le duo historique du hip-hop tricolore est réconcilié. Le rendez-vous manqué de l'année dernière oublié. l'icône du rap français a de beaux restes. Malgré quelques chutes de tension.
Comme un Jaguar en cage. À peine entré sur scène, Joey Starr fond sur le public, droit devant. Comme toujours, animal jusqu'au bout des dents en or. À base de «pop-pop-pop-pop», le rappeur
développe ce hip-hop que depuis 20 ans le Suprême déverse sur les ondes. Groupe honni pour les uns, icône incontournable d'une France qui revendique le droit de contester, le Suprême NTM était
sacrément attendu hier. Parce que la moitié du public des Charrues a été bercée au son de leurs tubes, et parce qu'on sait que le duo a longtemps été le phénomène le plus dingue de la scène
française. D'entrée, NTM envoie l'artillerie lourde: «Seine Saint-Denis Style», la belle époque. Impossible de savoir si le couple, qui s'est balancé des scuds par médias interposés pendant des
années avant de se retrouver, est vraiment apaisé. Leur duo est un duel, un affrontement physique permanent, coude à coude, chaud comme la braise.
Annie Cordy en punition
«Ça ressemble à un pétard mouillé», s'inquiète pourtant Joey Starr, en bravant le public. Aussitôt, la punition tombe:«Chaud cacao» d'Annie Cordy. Bien vu. Le temps que la pression remonte, que
Kerampuil, noir de monde de Glenmor à Kerouac, lève «la main en l'air», comme un seul homme. Où est le pétard mouillé? Chez le duo, qui parsème son concert de morceaux solos, s'égare dans
quelques bidouillages électro, et dont un drôle de son embrouille les mots? Le temps de chercher la réponse, qu'une dernière flopée de tubes règle les comptes. «Tout n'est pas si facile», joué
dans une belle version soul, «Pose ton gun», «Mais qu'est-ce qu'on attend» et le feu est rallumé. Le Suprême a de beaux restes, c'est clair. Mais mérite peut-être moins qu'il y a dix ans le
qualificatif.
* P.C.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/ntm-d-la-bombe-mais-plus-aussi-supreme-17-07-2010-992289.php
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Diam's.
Pipelette, la boulette !
17 juillet 2010
«C'est le plus beau concert de notre vie». Visiblement ravie d'être à Carhaix, Diam's n'a pourtant jamais su s'extirper de la guimauve. Des bons sentiments, pourquoi pas. Mais l'indigestion était
toute proche.
Elle l'a affirmé bien haut, à plusieurs reprises, comme une ritournelle obsédante: c'est une nouvelle Diam's, transformée par une longue pause médiatique et un voyage marquant en Afrique, qui
s'est présentée hier soir devant le public. Forcément «le meilleur du monde», où les ados avaient pris le pouvoir, ravis d'approcher de près la figure de proue d'un certain hip-hop. Seulement
voilà: autant la «jeune demoiselle» qui s'était présentée un soir de 2006 sur la scène Xavier-Grall avait pu séduire par sa fraîcheur et son message, celle d'aujourd'hui semble engoncée dans un
flot de bons sentiments. L'injustice, la pauvreté, l'enfance, la lutte contre le racisme... Préchi-précha. Autant de thèmes universels, très consensuels, qui lui tiennent sincèrement à coeur,
mais offrent un concert trop chargé. Parfois même solennel, quand elle évoque «sa» réalité du Continent noire. L'accompagnement musical, petite ballade de guitare sèche ou grosses nappes de
synthés, est à l'avenant. Ici ou là, des petites minutes sympathiques auront un peu épicé l'ensemble: la reprise de «Kiffer la vibe avec mon mec», version sénégalaise, ou celle de «La boulette»,
ce premier tube qui la fit découvrir. De trop rares pépites dans un gloubi-boulga indigeste et parfois pas loin du grotesque, lors d'un final que Chantal Goya n'aurait pas renié...
Joey Starr refoulé
Pour finir, un petit moment croquignolet: Joey Starr, refoulé par un gars de la sécu, alors qu'il voulait rejoindre la boulette sur scène... On les laissera s'expliquer entre eux.
* Rodolphe Pochet
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/diam-s-pipelette-la-boulette-17-07-2010-992287.php
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Muse.
Déluge embrasé
17 juillet 2010
D'abord le chant des sirènes. Strident, menaçant. Alerte générale dans la prairie, noire de monde, figée dans l'attente. Tous les regards se braquent vers la scène Glenmor. Puis, aussitôt
après, sont happés vers des nuées qui n'y tiennent plus. Émotif, le ciel? Peut-être. En tout cas, le voilà qui fait sous lui. Il est 23h05, en ce jeudi soir, et tombent les cordes. Dru. Le ciel
s'effondre, pile à l'instant où s'élève le solo halluciné de «Plug in, baby». Saisissant synchronisme. De ces grandes eaux, Dominic Howard, Christopher Wolstenholme et Matthew Bellamy, en
Grands-Bretons du Devon, n'en ont cure. Tout juste, le dernier est-il revêtu un costard imperméable transparent de cosmonaute glam. Dandy stellaire... Une grande partie du public fait avec les
caprices du temps, lui aussi. Bien obligé. Il se séchera plus tard, à un moment moins crucial. Déluge depuis les cieux. Déluge aussi depuis la scène d'où Muse arrose l'auditoire de ses déjà
standards «Supermassive Black Hole», «Uprising», «Hysteria» et autres «New born», lyriques et extatiques qui ont construit le triomphe du trio. Qui ne quittera pas Carhaix sans avoir laissé un
petit mot de remerciements aux organisateurs, congratulés pour «le plus étonnant et le plus humide festival qui soit». Encore un record qui tombe dans l'escarcelle des «Charrettes».
* P.L.B.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/muse-deluge-embrase-17-07-2010-992285.php
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Fortune.
La danse sourit aux audacieux
16 juillet 2010 à 16h49
Figure montante de la scène électro-pop française, composé pour deux-tiers de Bretons, le groupe Fortune est bien décidé à élargir demain encore, sur la scène Xavier-Grall, son nombre de fans. La
formule ? Faire danser tout en apportant une forme d’émotion.
Pour définir votre style, on vous situe souvent entre deux autres groupes présents à Carhaix, Phoenix et Pony Pony Run Run. Cela vous convient ?
Ce doit être inévitable d’être comparé à d’autres, mais il est frustrant de constater que les gens ne perçoivent pas toujours notre musique comme on voudrait. Notre style est fait d’influences
très variées, nous écoutons beaucoup de musiques différentes. Nous faisons de la pop teintée d’électro, des chansons qui accrochent grâce l’apport d’instruments électroniques. Avec l’objectif de
faire danser les gens, tout en apportant quelque chose en plus, une forme d’émotion.
Votre récent album, "Staring at the ice melt", est-il le coeur de votre live actuel ?
Nous avons mis deux ans pour le réaliser, il semble avoir déclenché quelque chose autour de nous, la réception est très bonne. Sur scène, on joue des morceaux de cet album, des maxis mais aussi
des nouvelles choses que nous testons. Nous commençons à beaucoup tourner : du coup, nous sommes de plus en plus à l’aise, de plus en plus libre. Nous voulons aller au maximum de l’improvisation
qu’autorise la musique électronique.
Comment abordez-vous la scène ?
L’idée est de tendre vers le maximum d’efficacité, surtout dans les festivals : le groupe n’est pas encore très connu, il faut savoir captiver les gens tout de suite avec des morceaux catchy
(dansants), à fond pendant 35-40 minutes.
Aux Charrues, vous êtes un peu les locaux de l’étape...
Même si nous habitons Paris depuis plusieurs années, pour des raisons de commodités, c’est un festival que nous connaissons bien, oui. Je suis originaire de Morlaix, Pierre (Lucas) de la région
de Quimper, les Vieilles Charrues, ça nous parle. Nous y avons joué avec nos anciens groupes et dans le public, nous connaîtrons du monde dans le public...
* Propos recueillis par Rodolphe Pochet
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/fortune-la-danse-sourit-aux-audacieux-16-07-2010-992050.php
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Sophie Hunger.
Une p'tite Suisse au goûter
17 juillet 2010
Sophie Hunger sur la grande scène. Qui ça? Sophie Hunger: une jolie Suissesse avec une voix d'ange, la plus grande fierté du pays des banquiers depuis Stephan Eicher, c'est dire. Et? Eh ben, la
scène Glenmor, c'est quand même un peu vaste pour la petite. «J'ai jamais vu une scène grande comme ça», confirmera-t-elle après son premier morceau. C'est tout? Non. Un seul moment: sa reprise
de «Le vent nous portera», de Noir Dés', ou comment étirer une mélodie pour n'en garder qu'un fil, sur lequel la funambule danse allégrement. Toujours un pied au-dessus du vide. «Ettout ira bien,
non»?
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/sophie-hunger-une-p-tite-suisse-au-gouter-17-07-2010-992283.php
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Mika... rrément adorable
17 juillet 2010
Pas diva pour un sou et tout sourire, l'interprète de «Love today», de «Grace Kelly» et de «We are golden», programmé hier en fin de soirée, n'a pas boudé la conférence de presse qu'il avait
promis d'honorer. Conférence de presse d'autant plus accueillante pour le plus grand nombre que l'Adonis - né au Liban et qui a longtemps vécu Paris avant de s'installer à Londres - est
totalement bilingue. Sa venue a provoqué un attroupement sympathique et ravi nombre de ses fans.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/mika-rrement-adorable-17-07-2010-992282.php
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François.
Nouvelle star incognito au Pays des rêves
17 juillet 2010
C'était le visage sympatoche (et la belle voix) de la Nouvelle Star2010. François «le Brestois», ou plutôt «le Guilérien», s'est, l'air de rien, taillé une belle réputation à coups de
reprises encensées par Philippe Manoeuvre & Co dans l'émission phare de M6. Alors, quand on a su qu'il était à Carhaix, on s'est dit: il vient promener son nouveau vedettariat dans les
coulisses. Tout faux: le gars campe parmi les festivaliers, court les scènes, et comme tout le monde, hier midi, cherchait des vêtements secs. «Jeudi, j'étais venu pour Muse. J'ai pris ma claque.
Malgré la flotte qui tombait, personne n'a bougé. Et quand ils sont montés sur scène, pfff... En voyant le public, je me disais ?Si un jour j'arrive à créer ça?... J'avais déjà le frisson qui
montait!» Derrière, pas de coupette avec artistes, retour au camping. «Je suis tombé comme une masse. Bon, après, on est réveillés toutes les dix minutes par des mecs qui tapent sur les tentes,
veulent te parler philosophie, etc. Mais c'est ça le festival. Et vu que je suis vaguement connu maintenant, au lieu de discuter deux minutes, c'est un peu plus long...».
«Je suis d'abord un festivalier»
Pas question pour autant de gérer des plans de carrière à Carhaix: «Je ne manquerai jamais un concert pour essayer de choper des contacts en coulisses. La Nouvelle Star ne m'a pas changé, je suis
d'abord un festivalier». Bien sûr, l'ambition est là: «Si ça marche, peut-être que dans un an ou deux, je jouerai là, sur cette scène». Comme NTM qu'il attendait de pied ferme hier, mais qui l'a
déçu. «Trop de morceaux de l'époque solo». En attendant, notre homme a réussi à se glisser dans la programmation. Il s'est inscrit au concours de «Air-biniou», ce soir. Ah, esprit de compétition,
quand tu nous tiens... «Non. Le but, c'est juste de se marrer». On en reparle ce soir?
* P.C.
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/francois-nouvelle-star-incognito-au-pays-des-reves-17-07-2010-992291.php
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Black Box Revelation.
"A deux, on est plus libres"
15 juillet 2010 à 19h09
Dernier né de la scène rock belge, Black Box Revelation est un jeune groupe taillé pour le live. Son passage, ce soir peu après minuit, sur la scène Kérouac, s’annonce explosif.
Deus, Ghinzu, 2 Many DJ’s, Hollywood Porn Stars, Vive La Fete, et maintenant Black Box Revelation : la Belgique n’en finit plus de révéler de nouveaux talents. Comment expliquez-vous une telle
émulation ?
Jan : La Belgique est certes un très petit pays, mais elle a su développer son propre style. Nous avons de très nombreux voisins, et nous recevons donc des influences de partout. Il existe ausi
une radio, Studio Brussel, qui passe de la très bonne musique et qui, je pense, contribue à sa manière à la bonne santé de la scène belge.
Vous avez notamment accompagné Deus et Ghinzu sur quelques unes de leurs tournées. Dans quelle mesure cette exposition vous a-t-elle aidé ?
On considère que ces deux groupes nous ont vraiment mis le pied à l’étrier. En nous permettant de les accompagner aux quatre coins de l’Europe, il nous ont offert la chance de jouer tous les
soirs devant des salles combles, en France, en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas... Nous leur sommes très reconnaissants.
Les succès de votre single "I think I like you", et plus généralement, de votre premier album "Set your head on fire", vous ont-ils surpris ?
Lors de la sortie de "Set your Head on fire" (en mars 2009), nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Nous étions très jeunes lorsque nous l’avons enregistré : Dries avait 15 ans et moi 17.
Mais nous avions passé beaucoup de temps à travailler dessus, et nous y avions mis beaucoup de sérieux. Au final, on sentait bien qu’il était bon. L’album a fini disque d’or en Belgique (50.000
exemplaires). Ce qui est très satisfaisant, car personne ne nous connaissait avant sa sortie.
Après votre passage au Montreux Jazz Festival, vous enchaînez avec Carhaix. Vous allez prendre part à tous les grands festivals de l’été ?
Nous avons une très grosse tournée de prévue. Avec en moyenne deux festivals par semaine. Ce sont des ambiances que nous adorons, beaucoup plus décontractées que lors de date unique. Le public
recherche beaucoup plus l’amusement, et nous, de notre côté, cela nous permet de cotoyer et de voir les concerts d’artistes qu’on aime. A Montreux, on a joué le même soir que The Dead Weather
(formation composée de Jack White, des White Stripes, et d’Alison Mosshart, de The Kills, Ndlr). On aurait manqué ce concert pour rien au monde. De la même façon, on va pouvoir voir Babyshambles
au "Rock dans tous ses états", et les Black Keys, dont le dernier album est excellent, à l’occasion d’un festival en Belgique.
Dans quelle mesure le fait de ne jouer qu’à deux constitue-t-il un choix ?
Dries et moi avons pendant longtemps joué dans des formations de quatre. Mais cela ne nous plaisait pas. Ca ne collait pas avec ce qu’on voulait faire. Et se lancer dans l’aventure "BBR"
(prononcer "Bibiar") nous a permis de trouver la liberté que nous recherchions. Etre deux sur scène fait, aussi, que tu ne peux pas te cacher derrière les autres. C’est très stimulant.
Qu’attendez-vous de votre passage à Carhaix ?
Le fait d’évoluer devant une foule immense est toujours plus grisant que de jouer devant 300 personnes. Même si la qualité de la réponse qu’on obtient dépend aussi de l’heure à laquelle on joue,
de la météo ou de la connaissance qu’a le public de nos chansons. Mais en général, passer entre 20 h et minuit et toujours la garantie d’un très bon moment.
* Propos recueillis par Thierry Dilasser
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/ete/vieilles-charrues-2010/vendredi/black-box-revelation-a-deux-on-est-plus-libres-15-07-2010-990985.php

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lundi
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2e et 4e mercredi de chaque mois
Rosporden :
jeudi
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